2011–2021 galerie l’inlassable
June 5 – July 10, 2021

Giulia Andreani, Joël Andrianomearisoa, Bianca Argimón, Marcella Barceló, Pierre Bellot, Elvire Bonduelle, Charlie Boisson, Kaï-Chun Chang, Matthew Cole, Caroline Corbasson, Nicolas Gaume, Stephen Dean, Anne Deleporte, Tino Gelli, Célia Gondol, Arthur Grosbois, Angelique Heidler, Frédérique Loutz, Gaspard Maîtrepierre, Simon Martin, Audrey Perzo, Kevin Perkins, Francisco G Pinzón Samper, Tatiana Pozzo di Borgo, Victor Puš-Perchaud, James Rielly, Edgar Sarin, Morten Viskum & Justin Williams

open Tuesday to Saturday, 11am – 7pm
127 rue de Turenne | Paris 3

For the tenth anniversary of the Galerie L’inlassable and on the occasion of the inauguration of the new space in Monteverita, the recent works of the 28 artists who made the history of the gallery are reunited. A catalog is also published for this occasion.

*

More than a list of artists, the Galerie L’inlassable has brought together for ten years a family of creators, most often before they gain real recognition in the recognition in the art world. More than an enumeration of proper names and and styles, which would vary according to the expectations of the market, L’inlassable is a community of plastic writings, federated by the first feeling that comes to our mind when that comes to mind when we look back on it: freedom. What does it mean to be to be free » for an art gallery? It is certainly daring to take the risk to never give in to its own commercial comfort, it is to make a profession an adventure periodically. I believe that the most difficult movement in our daily life with artists, is to never give in to complacency, to a kind of habit tinged with lassitude that would of lassitude that would gradually take away the requirement that we carry on the forms. The most difficult, in our relation to the art, it is to keep its spirit awake and its eyes wide open for what is not familiar to us. It is to cultivate its intranquillity.

It is to survey and to defend practices which involve us on uncertain grounds, where art is more mystical than political, sometimes even mute to the greatest number, draped in its secrecy, without will explain itself. It is to open a window on the street Dauphine who was often transformed into a kind of theater, not for a public, but in the public, the shared space of the city. It is to have kept on a few square meters, with the obstinacy that one imagines, this space of the infinitely possible, in the in the middle of a world of shrinking ideas. Like others I imagine, it is a very dear person who has for the first time first time in the modest space of the gallery. We had entered, I believe, by the we entered, I believe, by the rue de Nevers. Over the years it seems to me that, like others, I have never also, I never had a very clear reading of what was going on there. I met there some important artists in my eyes, different personalities, often young and seeking like me, another seeking, like me, a different perspective. I felt this benevolence which does not need of any demonstration. And I always felt this fraternal connivance, which that guarantees that if something has to change one day, it will surely come from one of these of these precious and rare places in the world.

Gaël Charbau

 

 

*

Pour les dix ans de la Galerie L’inlassable et à l’occasion de l’inauguration du nouvel espace à Monteverita, les œuvres récentes des 28 artistes qui ont fait l’histoire de la galerie sont réunies. Un catalogue est également publié à cette occasion.

*

Plus qu’une liste d’artistes, la galerie L’inlassable a réuni depuis dix ans une famille de créateurs, le plus souvent avant qu’ils ne gagnent une véritable reconnaissance dans le monde de l’art. Plus qu’une énumération de noms propres et de styles, qui varieraient au gré des attentes du marché, L’inlassable est une communauté d’écritures plastiques, fédérée par le premier sentiment qui nous vient à l’esprit lorsque l’on lui porte un regard rétrospectif : la liberté. Qu’est-ce que cela signifie « être libre » pour une galerie d’art? C’est certainement oser prendre le risque de ne jamais céder à son propre confort marchand, c’est faire d’un métier une aventure périodique. Je crois que le mouvement le plus difficile dans notre vie quotidienne avec les artistes, c’est de ne jamais céder à la complaisance, à une sorte d’habitude teintée de lassitude qui éloignerait peu à peu l’exigence que nous portons sur les formes. Le plus difficile, dans notre relation à l’art, c’est de garder son esprit éveillé et ses yeux grands ouverts pour ce qui ne nous est pas familier. C’est cultiver son intranquillité. C’est arpenter et défendre des pratiques qui nous entraînent sur des terres incertaines, où l’art est plus mystique que politique, parfois même muet au plus grand nombre, drapé dans son secret, sans volonté de s’expliquer. C’est ouvrir une vitrine sur la rue Dauphine qui s’est souvent transformée en une sorte de théâtre, non pas pour un public, mais dans le public, l’espace partagé de la cité. C’est avoir gardé sur quelques mètres carrés, avec l’obstination qu’on imagine, cet espace de l’infiniment possible, au milieu d’un monde aux idées rétrécies. Comme d’autres j’imagine, c’est une personne très chère qui m’a pour la première fois entraîné dans le modeste espace de la galerie. Nous étions entrés, je crois, par la rue de Nevers. Au fil de ces années il me semble que, comme d’autres aussi, je n’ai jamais eu une lecture très claire de ce qu’il s’y passait. J’y ai croisé des artistes importants à mes yeux, des personnalités différentes, souvent jeunes et cherchant comme moi, un autre éclairage. J’ai éprouvé cette bienveillance qui n’a besoin d’aucune démonstration. Et j’y ai toujours senti cette connivence fraternelle, qui nous garantit que si quelque chose doit changer un jour, cela viendra sûrement de l’un de ces précieux et rares endroits du monde.

Gaël Charbau